Les enfants ne sont pas la propriété des parents!

Aujourd’hui, de retour de l’école Terre-des-Jeunes de St-Eustache où j’ai discuté, avec 50 enfants de 5ème année, des châtiments corporels et de la violence éducative ordinaire, organisant un débat avec eux, j’ai redéposé le projet de loi S-206, Loi modifiant le Code criminel (protection des enfants contre la violence éducative ordinaire).

S-206 vise à retirer l’article 43 du Code criminel canadien qui autorise les parents à frapper leurs enfants âgés de 2 à 12 ans à des fins dites « éducatives ». Le projet de loi propose également une campagne d’un an de sensibilisation des parents à l’éducation positive.

L’article 43 est une disposition du XIXe siècle qui n’a plus sa place dans notre compréhension actuelle du développement de l’enfant. La violence n’a jamais eu, dans toute l’histoire de notre humanité, de valeur pédagogique ou disciplinaire. Tout au plus, oblige-t-elle l’enfant à se soumettre à la loi du plus fort et à développer des mécanismes toxiques de défense.

Plus de 500 organisations canadiennes et professionnels, œuvrant dans les domaines de l’enfance, de la santé et de l’éducation, ont signé une déclaration conjointe qui rappelle que le Canada n’a toujours pas abrogé l’article 43 du Code criminel ni interdit explicitement toute forme de punition corporelle et ce, contrairement à son engagement lors de la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant des Nations Unies en 1991.